Sites RAMSAR Marocain

Le Maroc a actuellement 38 sites inscrits sur la liste des zones humides d’importance internationale  (Sites Ramsar).
A travers des publications mensuelles vous allez découvrir sur notre page l’un de ces sites d’intérêt national et international qui recèlent une richesse de flore et de faune importante et constituent des refuges pour des multitudes d’oiseaux migrateurs.

Le complexe Bas Loukkos

Site Ramsar du mois : Le complexe du bas Loukkos.🏞️

Le complexe des zones humides du bas Loukkos est situé dans les environs de la ville Larache. Il s’étend sur environ 15 km à l’intérieur des terres, à vol d’oiseau, à partir de l’embouchure de l’Oued Loukkos.

Il a une superficie d’environ 3600 ha, inclut l’estuaire et les marais salants associés, un ensemble de larges marécages riches en végétation alimentés par des affluents de l’Oued Loukkos, et des milieux artificiels (les salines, les rizières et le barrage).

Ce site atlantique correspondant à un complexe estuarien qui n’a plus d’équivalent au Maroc, caractérisé par trois types de formations végétales 🌷 très rares au Maroc : formation à Nymphaea, formation à Salix et formation à Iris pseudoacorus. Ces formations sont à l’origine du maintien de nombreuses espèces menacées ou rares au Maroc telles que le Poisson Anguilla anguilla, le Mammifère Lutra lutra.

Autour de ce complexe existent des terres agricoles irriguées, notamment des rizières, et des salines. Ces derniers constituent un relais stratégique pour des centaines de milliers d’oiseaux côtiers qui l’utilisent pendant leurs deux passages annuels.

Les rassemblements de milliers d’oiseaux dans ce site, qui jouxte le site archéologique de Lixus, lui confèrent des valeurs paysagère et patrimoniale incontestables. Plus de 50 espèces d’oiseaux se reproduisent dans le complexe de zones humides du bas Loukkos, y compris le Fuligule nyrocaet la Talève sultane, et le site connu des visites régulières des Flamants roses et les espèces rares, comme le Goéland d’Audouin et la Spatule blanche.

En plus de ces richesses naturelles, le site abrite un potentiel de développer un tourisme culturel en se basant sur la richesse et l’originalité des monuments historiques ; les vestiges des civilisations anciennes sont abondants et les ruines du Lixus 🗿 en fournissent de nombreux témoins, lesquels indiquent des liens presque permanents avec les zones humides du Bas Loukkos.( plus de détails sur les salines de Larach sur https://youtu.be/AddGbxahK6c )

La Baie d’Ad-Dakhla

La Baie d’Ad-Dakhla (ou d’Oued Eddahab) est inscrite sur la liste de la Convention de Ramsar depuis 2005. Considérée comme une enclave paléarctique à la limite du domaine tropical, c’est une vaste baie marine, creusée au sein d’un plateau désertique ; elle est longue de 37 km pour une largeur de 13.5 km et orientée NNE-SSW.

Le paysage terrestre autour de la Baie se présente sous forme d’un plateau désertique (reg) plus ou moins sableux et comportant une végétation très lâche.

Ce plateau, au sein duquel a été creusée la Baie d’Ad-Dakhla, a laissé une bute témoin dans la partie nord-ouest, l’Île de Trouk (en terminologie locale), appelée dernièrement successivement « île Herné (ou Aerne) » par les Espagnoles et « Île du Dragon » par les promoteurs touristiques.Effectivement, le profil de cette île fait penser à un crocodile ou une sorte de dragon.

Au nord de la Baie, le plateau désertique est traversé par un cours d’eau fossile qui a façonné un paysage particulier constitué d’un ensemble de collines et butes témoins très particulières dont la structure géomorphologique est désignée localement par le terme « Aguerguer ».

La Baie d’Ad-Dakhla représente, en outre, une importante zone d’escale migratoire pour la plupart des oiseaux d’eau du Paléarctique occidental au sein d’une région désertique où des zones humides comparables (Lagune de Khnifiss au nord et Baie du Lévrier en Mauritanie au sud) sont situées à plusieurs centaines de kilomètres.

Elle accueille près de 100.000 oiseaux d’eau en période hivernale ; le groupe le mieux représenté correspond aux Limicoles (Bécasseau maubèche, Bécasseau sanderling et Barge rousse dominants), suivi de celui des Laridés (Goélands brun et d’Audouin dominants).

Ce site abrite plusieurs espèces vulnérables, rares ou menacées à l’échelle nationale ou internationale : Grand Cormoran marocain, Flamant rose, Spatule blanche, Goélands d’Audouin et railleur, Sternes caspienne et royale.Les oiseaux d’eau du site sont régulièrement recensés depuis les années 1990 dans le cadre des dénombrements hivernaux annuels.

Le Phoque moine existait autrefois tout le long de la côte sud-atlantique marocaine, y compris au niveau de la Baie d’Ad-Dakhla. Malheureusement, suite à la forte pression humaine durant ces dernières décennies, cette remarquable espèce de Phoque s’est retirée dans la bande littorale méridionale, appelée « Aguerguer » (à cause de la dominance de la structure du même nom) ou « Côte des phoques » (à cause de la fréquentation par cette espèce).Les eaux de cette baie sont, par ailleurs, partagées entre deux espèces de Dauphins ; le Grand Dauphin qui occupe les 4/5ième de la baie et le Dauphin à bosse de l’Atlantique, plus petit et confiné au fond du site qui représente la limite nord d’aire de répartition dans l’Océan Atlantique pour cette espèce.

La Baie d’Ad-Dakhla est un lieu magique et merveilleusement préservé jusqu’à maintenant ; elle offre au visiteur des panoramas à couper le souffle. D’un bout à l’autre de la baie, l’immensité océanique côtoie les douces collines des dunes, les lagons bleu turquoise et les paysages sauvages procurent des sensations incomparables.

Le complexe lagunaire Sidi Moussa-Oualidia

Le complexe lagunaire Sidi Moussa-Oualidia se situe sur le littoral des deux provinces El Jadida et Sidi Bennour, entre le village de Sidi El Abed (35 km au sud d’Al Jadida) au nord et le village de l’Oualidia (66 km au nord de Safi) au sud. Inscrit dans la liste Ramsar depuis 2005, Le complexe s’étend sur une longueur de 46 Km et d’une superficie de 10.000 Ha dans un sillon entre deux dunes, une dune vif à l’Ouest et une consolidée à l’Est. Il s’individualise en Afrique du Nord par sa configuration originale, six plans d’eau (deux lagunes et quatre marécages) séparés par des champs d’agriculture, et par sa genèse. Ce complexe est très réputé en tant que site d’escale et l’hivernage de plusieurs espèces d’oiseaux remarquables (menacées ou vulnérables) qui migrent entre l’Europe et l’Afrique, notamment les limicoles et les laridés et d’autres.

Le site est très réputé pour son rôle d’escale migratoire à mi-chemin entre les sites côtiers de Merja Zerga et de Souss-Massa, et la quasi-totalité des oiseaux migrateurs empruntant normalement la voie est-atlantique passe par le site et presque toutes les espèces hivernant régulièrement dans l’ensemble du Maroc y sont représentées soit (114 espèces d’oiseaux d’eau).🦆Les espèces d’oiseaux les plus remarquables (menacées ou vulnérables) présentent dans le site avec des effectifs intéressants sont le Pluvier doré (Pluvialis apricaria), l’Echasse blanche (Himantopus himantopus), le Courlis cendré (Numenius arquata), la Sarcelle marbrée (Marmaronetta angustirostris) et la spatule blanche (Platalea leucorodia).🐦Le complexe lagunaire est très convoité par la population riveraine, pour ces différentes ressources naturelles : agriculture, le tourisme, ostréiculture, extraction du sel, exploitation des dunes côtières, fauchage du joncs …

De toutes ces activités, découle des abus d’utilisation de ces diverses ressources des zones humides de ce complexe au point que certaines parties sont complètement artificialisées, alors que d’autres ont été amputées de plusieurs de leurs valeurs.

Les répercutions de ces activités sur le complexe lagunaire diffère d’une zone à l’autre suivant ces particularités :

🔵Empiétement des exploitations agricoles sur la zone humide ;

🔵Contamination des marécages par les produits phytosanitaires (pesticides, engrais) utilisés dans les champs et lessivés et transportés pendant les jours de pluie;

🔵Destruction des habitats naturels et la disparition des végétaux et des animaux qui les colonisent et l’augmentation du risque de l’intrusion de la mer.

🔵Surexploitation des ressources aquacoles des deux lagunes l’utilisation des filets à petites mailles, et l’augmentation du nombre de pêcheurs ;

🔵Activité de du ramassage des coquillages s’effectue durant toute l’année Absence de période de repos biologique et sans respect de la taille réglementaire ;

🔵Chasse illégale par les braconniers en absence de surveillance.

La lagune de Marchica

La lagune de Marchica , connue sous nom de sebkhat bouarg, ou lagune de Nador، se situe au NE du Maroc dans la région de l’oriental,elle se situe entre deux sites Ramsar le cap des trois fourches et l’embouchure de Moulouya et classée Site Ramsar depuis 2005 . La Marchica est une vaste La zone humide, avec une superficie de 14 000 ha elle se classe 2 ème lagune sud méditerranéenne. la Marchica d’une largeur de 7 km et une profondeur allant jusqu’à 8 m est séparée de la méditerranée par un long cordon dunaire d’une longueur de 25 km avec une seule ouverture aménagée la passe Bocana d’une largeur de 300m et une profondeur de 6m. Le régime hydrologique de cette lagune est influencé par trois types d’apport, les eaux méditerranéennes, les eaux de nappes et les eaux continentales (cours d’eau , eaux de trainage et parfois des eaux usées) . Pour la dépollution du site et la protection du site, l’agence Marchica est créé en 2010.

Depuis plusieurs projets ont vus le jour, la nouvelle station d’épuration, le parc ornithologique sur le site, une marina, un champ d’algoculture et une plage. La lagune est un site d’une grande richesse en espèces végétale et animale, ainsi une importante zone pour le maintien de la diversité biologique. Elle offre une importante source d’alimentation pour les poissons et constitue une précieuse zone de frayère et d’alevinage pour la dorade le loup de mer et le mérou . Le site abrite des espèces vulnérables ou menacées telles le goéland d’Audouin et la grande nacrée (Pina nobilis ) .

SITE RAMSAR “LAGUNE DE KHNIFISS

La Lagune de Khnifiss est située entre Tan-Tan et Tarfaya ; elle a été déclarée comme réserve biologique en 1978 et classé site RAMSAR en 1980. Elle fait maintenant partie du parc National de Khnifiss (d’une superficie de 185.000 ha), qui regroupe une belle variété de milieux naturels intéressants marins, lagunaire et terrestres.

La Lagune de Khnifiss couvre une superficie de 6.000 ha. Il s’agit d’un bras de mer qui s’étend sur plus de 20 km à l’intérieur du Sahara et se termine par la Sebkha Tazra (une très large sablière submergée régulièrement par les grandes marées) exploitée pour la production du sel.

Un oued saharien intermittent s’y jette du côté nord-est ; il est nommé dans sa partie aval Oued Aouedri mais Oued Khaoui Naam dans sa partie amont (toujours incluse dans le PN de Khnifiss) où existe une belle cascade quasi-permanente d’une grande beauté.

Des dunes de sable peuvent bloquer l’Oued Aouedri à quelques centaines de mètres avant son débouché dans la lagune ; un plan d’eau stagnant, la Daya Laawina, dont l’étendue peut être très importante lors des s années pluvieuses.

Vers le goulet deux grandes formations végétales (supports d’une importante biodiversité marine) se côtoient, un herbier à zostère et une steppe à spartine ; la partie médiane de la lagune est occupée par une immense sansouire (la plus belle du Maroc) représentant un refuge pour nombreuses espèces animales.La Lagune est un endroit mythique qui permet aux visiteurs de s’approcher de la faune saharienne et d’observer les oiseaux nicheurs locaux, transitant ou hivernant dans la région.

Ce site est exceptionnel, car le seul au monde à inclure l’océan, le désert et une lagune. Autant dire, un paysage magnifique, un autre sublime aspect du sud marocain.

On y trouve une trentaine d’espèce d’algues ainsi qu’environ 70 espèces de plantes vasculaires, dont plusieurs sont endémiques et rares. On y a recensé 179 espèces d’oiseaux et 27 espèces de mammifères, 140 espèces d’invertébrés marins, 17 espèces de reptiles-amphibiens.

La Lagune de Khnifiss est un important site pour le Flamant rose, la Spatule blanche, le Grand Cormorant marocain ainsi que pour plusieurs espèces d’Ardéidés, de Limicoles, de Laridés et de Sternidés.

La Lagune de Khnifiss accueille près de 20.000 oiseaux aquatiques hivernants par an et est fréquentée, tout au long du cycle annuel par plus de 210 espèces d’oiseaux entre nicheurs locaux, hivernants et migrateurs de passage. Pour ces derniers, la Lagune de Khnifiss représente un site-clé comme escale migratoire de premier lors de la double traversée du Sahara entre leurs aires de reproduction eurasiatiques et leurs zones d’hivernage sub-sahariennes. Le site et ses environs présentent, en plus des nombreuses valeurs biologiques et écologiques, des paysages naturels d’une grande beauté ; des potentialités encore mal connues et très peu exploitées qui pourraient servir de base pour un développement durable qui bénéficierait à la population humaine locale.

Le site RAMSAR Lac Isli & Tislit

Le site RAMSAR Lac Isli & Tislit, ces deux curiosités naturelles sont considérées parmi les plus grandes et les plus belles en Afrique du nord.Les deux lacs, situés à 9 km environ l’un de l’autre et très réputés comme sites touristiques, sont localisés dans le Haut Atlas oriental, à environ 6-9 km au nord du village d’ImilchilIls constituent (avec le lac Ifni, sur le Toubkal) les lacs d’Afrique du Nord les plus élevés (2270m pour Isly et 2225 pour Tislite), alors que le lac Isli est considéré comme le plus profond au MaghrebIls occupent une large dépression entourée par des montagnes, avec un couvert végétal steppique. La végétation aquatique apparente se limite au potamot, alors que le jonc constitue la seule espèce hydrophyte présente sur le site.

Le site est faiblement fréquenté par les oiseaux en raison de sa profondeur : le grèbe castagneux et le tadorne casarca y estivent en faible nombre. Cette espèce d’oiseaux appartient à la famille des anatidés. Elle mesure entre 61 et 67 cm pour un poids de 1,2 à 1,6 kg. Le plumage est essentiellement roux, plus clair sur la tête. Les ailes sont noires avec un miroir vert. La tête, le bec et la queue sont noirs. La femelle se distingue du mâle par la zone blanche étendue entre le bec et l’œil et l’absence de collier noir.

La flore aquatique à bord d’eau est peu abondante, composée de roseaux communs et de quelques touffes de massettes. Une ceinture de peupliers noirs entoure le lac.La faune aquatique est composée de trois espèces de poisson, la truite fario (poisson autochtone menacé), le brochet, et le barbeau commun (espèces introduites). Et d’une seule espèce de mammifère, il s’agit de la loutre. L’unique poisson endémique, la truite fario, forme probablement un écotype propre à ce lac, celui de la «truite verte».

La faune benthique (macroinvertébrés) semble aussi variée que celle du lac Tislite. Les peuplements d’oiseaux d’eau semblent être plus importants en hiver, on peut rencontrer certaines espèces telles que la foulque macroule, grèbe huppé, grèbe castagneux, grèbe à cou noir, canard morillon, fuligule milouin et héron cendré (Ardea cinerea).

𝗦𝗜𝗧𝗘 𝗥𝗔𝗠𝗦𝗔𝗥 : 𝗠𝗘𝗥𝗝𝗔 𝗭𝗘𝗥𝗚𝗔

La lagune de Moulay Bousselham (appelée aussi Merja Zerga) a été inscrite comme Zone Humide d’Importance Internationale sur la Liste de la Convention de Ramsar en 1980, en raison notamment de son grand intérêt ornithologique. 🦆🦩Jusqu’à 200 000 oiseaux d’eau (appartenant à plus d’une centaine d’espèces) peuvent y hiverner alors que des centaines de milliers, voire des millions, y effectuent des séjours plus ou moins longs lors des passages migratoires à l’aller (automne) comme au retour (printemps).

Plusieurs espèces s’y reproduisent aussi ; citons, parmi les espèces les plus remarquables, le Hibou du Cap (représenté par sa sous-espèce endémique marocaine🇲🇦), la Sarcelle marbrée, la Nette rousse, les Grèbes castagneux et huppé, les Foulques macroule et caronculée, les Busards des roseaux et cendré, l’Echasse blanche, le Gravelot à collier interrompu, le Vanneau huppé, la Glaréole à collier, la Sterne naine, etc. L’Avocette le fait aussi mais de manière occasionnelle.Le site a abrité jusqu’aux années 1980’s le seul Mammifère aquatique du Maroc, la Loutre et joue un rôle un rôle de nurserie pour plusieurs espèces de poissons marins qui s’y réfugient durant les premières étapes de leurs vies. Il est fréquenté en outre par l’Aguille qui y passe la phase de transition ente le milieu marin et le milieu continental d’eau douce.

Il présente aussi une flore assez diversifiée, mais surtout de grandes étendues d’habitats écologiques qui jouent des rôles importants comme refuges ou zones d’alimentation pour une grande variété d’animaux invertébrés et vertébrés, dont les Oiseaux.

La Lagune de Moulay Bousselham offre également plusieurs services socio-économiques ; elle est déjà bien connue pour ses activités balnéaires 🛥 mais elle attire aussi, de plus en plus et en toutes saisons, des amoureux de la nature que la beauté du site émerveille. Des éco-guides sur place, d’ailleurs, proposent des visites guidées à bord de barques pour découvrir la faune de la lagune, surtout les oiseaux.La pêche artisanale, l’agriculture🌱 et le pâturage sont exercés par les populations riveraines. La zone était connue également pour la fabrication de nattes tressées à partir des joncs (smar) que les populations exploitent localement.

Le site connait malheureusement plusieurs dysfonctionnements et menaces qui dégradent progressivement ses qualités écologiques et ses richesses floristiques et faunistiques : le braconnage et le dérangement, le surpâturage, la pollution chimique par les fertilisants et les insecticides utilisés dans l’agriculture limitrophe (fraises, framboises et myrtilles, notamment) mais aussi à partir des rizières du Gharb dont une partie les eaux sont drainées par le Canal du Nador vers la lagune.

Le site RAMSAR Sebkha Zima

Cette zone humide a une certaine valeur ornithologique, soutenant un nombre important d’espèces d’oiseaux menacées ou vulnérables comme : Sarcelle marbrée, Tadorne casarca, Flamant rose, Tadorna tadorna, Echasse blanche, Sterne hansel et Grue cendrée.🦆🐦

Cette sebkha constitue l’un des plus importants écosystèmes continentaux pour la végétation halophile : au moins 28 espèces d’halophytes et une quarantaine d’espèces, avec la présence de deux espèces endémiques maroco-algériennes, Halopeolis amplicaulis et Spergularia tenuifolia, rares au Maroc.

Avec une production annuelle de 30.000 tonnes de sel, les salines de Zima assurent le travail à une cinquantaine d’ouvriers de la ville de Chemmaia et l’approvisionnement en sel d’industries agroalimentaires des villes de Marrakech et de Safi.

Parmi les menaces qui pèsent sur le site : braconnage, dégradation du couvert végétal dans la zone périphérique, pollution par les eaux usées.

▪️Rappelons qu’il est primordial de préserver ce site afin de garantir la pérennité de ces services qu’il offre à la nature par exemple :

🔸 Le maintien de la biodiversité des espèces adaptées à des zones humides temporaires hypersalées dans les régions semi-arides;

🔸 L’accueil des oiseaux d’eau migrateurs hivernants et estivants ;

🔸 La recharge de la nappe phréatique.

Plusieurs activités peuvent être organisées sur le site :

🔹BirdWatching;

🔹Tourisme écologique et culturel;

🔹Développement des structures d’accueil pour la thalassothérapie et bains d’argiles ;

🔹Organisation des visites encadrées du public et élaboration d’expositions permanentes.

©️📸Mohamed Radi

Le site RAMSAR de SIDI BOUGHABA

Le site est situé sur la rive gauche de l’embouchure de l’oued Sebou, à 13 km au sud de la ville de Kénitra.

Il a une forme allongée (6 km sur 300-800 m); ses eaux sont saumâtres mais de salinité très variable dans le temps et dans l’espace.

Le lac est entouré par une forêt naturelle de Genévrier rouge, cette formation considérée comme dernier vestige d’une végétation naturelle qui aurait occupé les dunes atlantiques marocaines.

Cette formation donne au lac une certaine originalité, dans la mesure où elle le différencie des autres lacs atlantiques marocains.

Merja sidi Boughaba est un site de passage et d’hivernage de la plupart des oiseaux migrateurs transitant par la voie atlantique marocaine, il offre aussi un des meilleurs sites de nidification d’oiseaux, notamment de la Sarcelle marbrée, et l’Erismature à tête blanche l’espèce qui fut à l’origine de son inscription sur la liste Ramsar.

Les espèces observées, entre autres, sont des foulques à crête, des grèbes huppés, des flamants roses, des canards souchets et des busards des roseaux.

Le site abritant au moins deux populations importantes pour le maintien de la biodiversité : Hibou du Cap Asio capensis, Bihoreau gris.

Le site RAMSAR LAC AFENOURIR

Le lac Afenourir est classé “Site RAMSAR ” depuis 1980.

C’est un lac naturel de haute altitude (1 798 m), et qui s’étend sur 800 ha dans le Moyen Atlas où il fait partie du territoire du parc National d’Ifrane.
Son nom est d’origine Amazigh ” Af ” qui signifie le sein et ” Aourir ” qui désigne la colline.

Cette nomination est liée au fait que le lac a toujours joué un rôle nourricier primordial pour le cheptel et la pérennité des activités agricoles de la population locale dans cette zone montagneuse.

La richesse ornithologique est représenté par plus de 30 espèces d’oiseaux qui peuvent être observés sur le lac parmi eux: la Foulque macroule, la Foulque à crête, le grèbe à cou noir, Héron cendré…

Les Oiseaux donnent à cet étang un certain intérêt qui encourage à le maintenir comme site RAMSAR ce qui fait de lui aussi un site ornithologique. 

L’observatoire des oiseaux vous permet d’admirer ce merveilleux spectacle ornithologique. 
Le lac est un véritable lieu de découverte, de repos et de connexion avec la nature.

Le site RAMSAR CAP DES 3 FOURCHES

Le Cap des Trois Fourches est un vaste promontoire montagneux de l’Afrique du Nord, il est situé à 25 km de la ville de Nador et il s’avance d’une vingtaine de kilomètres dans la mer Méditerranée.

Le Cap des Trois Fourches est une zone humide côtière méditerranéenne située à l’extrémité d’un long cap, caractérisée par des eaux très limpides, des falaises maritimes hautes, des îlots maritimes et des plages graveleuses.
Elle est classée Site RAMSAR parce qu’elle abrite des espèces vulnérables/menacées à l’échelle méditerranéenne (Patelle géante et Patelle de Safi) ou à l’échelle mondiale (Phoque moine, Goéland d’Audouine , Tortue Caouanne , Grand Dauphin, Dauphin commun et Rorqual commun).

Le site RAMSAR ARCHIPEL ET DES DUNES D’ESSAOUIRA

Le Site de l’Archipel et des Dunes d’Essaouira, d’une superficie de 4.000 ha, est un site côtier atlantique dont la partie insulaire (avec ou sans la partie dunaire) est :
– classée comme Réserve de chasse en 1962,
– classée comme Réserve biologique permanente en 1980,
– identifiée comme Site d’intérêt biologique et écologique (SIBE) en 1996,
– classée comme Zone Humide d’Importance Internationale sur la liste de la Convention de Ramsar en 2005.
Le Site est composé de dunes de sable littorales fixées par plusieurs ceintures de végétation arborées, d’une succession de petites zones humides périurbaines (représentant le vestige de l’ancien chenal qui séparait l’île sur laquelle a été bâtie la ville d’Essaouira du continent) et d’un ensemble d’îles et îlots rocheux, seul Archipel de la côte atlantique marocaine. Cette structure en archipel est due à l’érosion de la côte marine provoquée par l’écoulement de l’Oued Ksob qui a creusé des chenaux et isolé un certain nombre d’identités insulaires ; le substratum rocheux étant composé de sable consolidé ce qui a permis le découpage de la côte.
L’Archipel  abrite actuellement la plus importante et la plus dense colonie de Faucon d’Eléonore (environ 1.500 couples en 2018 et 2019), espèce considérée pourtant comme typiquement méditerranéenne et dont l’ensemble de la population migre vers Madagascar pour hiverner. Après une période de déclin prononcé du au braconnage et à diverses perturbations humaines, l’Archipel d’Essaouira a été classé en 1980 comme Réserve Biologique Permanente ; depuis, l’effectif de la population n’a cessé d’augmenter. C’est actuellement, la plus spectaculaire et la plus réussie des mesures de conservation de la biodiversité au Maroc.
L’Archipel abrite plusieurs autres populations d’oiseaux dont le Grand Cormoran marocain (endémique du pays) et la plus importante colonie du Goéland leucophée du Maroc. Il abrite trois espèces de Reptiles et un Mammifère introduit (le Lapin de garenne).
Les zones humides périurbaines accueillent aussi un contingent d’oiseaux diversifiés qui demande à être mieux étudié et valorisé.
Par ailleurs, l’exemple de la fixation des dunes de sables par les diverses ceintures de végétation (notamment le Genévrier rouge et le Thuya) est un cas d’école à enseigner ; ce travail a permis de préserver la ville d’Essaouira (et son Patrimoine Culturel et Naturel) de l’ensablement.
L’ensemble du site (archipel, dunes et zones humides périurbaines) présente végétation riche et diversifiée avec notamment plusieurs espèces d’intérêt patrimonial.