Oiseau du mois

Le Maroc est un pays de contraste et de diversité naturels d’excellence, ses montagnes, ses forêts, ses rivières, son désert, ses collines, ses plateaux et ses plages, lui permet d’abriter une diversité faunistique et floristique importante à savoir les oiseaux.
Dans le but de promouvoir la connaissance de l’avifaune marocaine, nous partageons avec vous des informations sur les oiseaux d’intérêt patrimonial au Maroc.

L’Ibis chauve

L’Ibis chauve (Geronticus eremita) est un oiseau connu sous les noms Abou Menjal Al Aslaâ (en arabe) أبو منجل الأصلع, Northern Bald Ibis (en Anglais).
C’est un oiseau de 70 à 80 cm de hauteur, de 115 à 130 cm d’envergure, d’un poids compris entre 1 000 et 1 500 g et au plumage noir, à reflets vert bronzé et pourpré sur les plumes des ailes, semblable pour le mâle et la femelle.

L’Ibis chauve est un oiseau très social, généralement observé en groupes de quelques dizaines d’individus.
Il se nourrit d’insectes, de scorpions, de gastéropodes et de petits lézards, qu’il capture en surface ou par sondage au bec dans le sol meuble des habitats steppiques à végétation basse et clairsemée.

L’ibis chauve est un oiseau grégaire qui dort et niche sur les parois abruptes des falaises à proximité de rivières ou de fleuves, où même en bord de mer. Habituellement silencieux, l’oiseau émet des cris gutturaux en période de reproduction.
Autrefois, l’aire de répartition de l’Ibis Chauve s’étendait dans plusieurs régions du monde.

Aujourd’hui, les derniers Ibis chauves vivant à l’état sauvage sont établis au Maroc, au niveau du Parc national Souss-Massa et Tamri (au Nord d’Agadir), où ils continuent à vivre et à se reproduire. Du fait de son aire de répartition restreinte et ses effectifs très réduits, l’Ibis chauve est classé comme une espèce « en danger d’extinction », sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN, 2019)

La grande Outarde

C’est la plus grande des Outardes et probablement un des plus gros oiseaux volants. L’Outarde barbue est également appelée Grande Outarde. 🦃
Mâles et femelles sont différents. Le mâle, trois fois plus lourd que la femelle, porte un dessus roussâtre barré de noir. La tête et le cou sont gris. De grandes plumes blanches, raides, semblables à des poils, ornent les deux côtés du bec. Une large bande pectorale rousse surmonte le ventre blanc. Les ailes, en partie blanches et grises, sont terminées par des extrémités noires. Le dessous de la queue est blanc et noir, le dessus roux barré de noir dans la continuité du dos.
La Grande Outarde fréquente les steppes et les champs, les espaces herbeux sans arbres où elle peut voir de très loin.
La parade nuptiale du mâle est particulièrement impressionnante et spectaculaire ; il ébouriffe son plumage, gonfle une poche gulaire tout en écartant les ailes.
L’espèce est omnivore. La partie végétarienne de son menu est composée de feuilles, pousses, rhizomes. En ce qui concerne la partie carnée, on note principalement des insectes, des vers de terres, des mollusques, des lézards et des micromammifères.
La Grande Outarde mange durant la journée. Elle se tient alors en petits groupes, déambulant à la recherche de nourriture tout en restant vigilante au moindre danger.
La Grande Outarde est une espèce en danger au Maroc, se limitant historiquement à trois divisions géographiques : la Péninsule Tingitane, le Rharb et le Prérif. Il s’agit de la seule population africaine et se trouve ici en limite sud d’aire de répartition mondiale.
Au cours de la période de reproduction, des groupes se rassemblent dans des sites appelés « leks » au niveau desquels un ou plusieurs mâles adultes s’affrontent ; les mâles dominants peuvent alors s’accoupler avec les femelles attirées par les parades nuptiales spectaculaires de ces mâles.
Les grandes outardes au Maroc sont exposées à un certain nombre de menaces, parmi eux : Braconnage/chasse illégale (visant surtout les mâles, Collisions avec les lignes électriques, Intensification de l’agriculture, incluant l’utilisation de produits chimiques, Perte d’habitat.

Le Vautour fauve

Connaissez-vous le Vautour fauve ?🦅
C’est un rapace de grande taille, il a une petite tête claire assez bien visible en vol et de longues ailes très larges, lui donnant une envergure de plus de deux mètres (2,4 à 2,8 m).
Il s’installe dans des escarpements rocheux, de préférence dans la zone basse des montagnes, au voisinage de vallées larges, hauts-plateaux, causses et plaines.
Le Vautour fauve niche généralement en colonies (de deux à plus de 100 couples) sur des corniches de falaises. Les colonies de 15 à 20 couples sont les plus fréquentes. La distance minimale entre chaque nid peut être inférieure à deux mètres
La maturité sexuelle est atteinte à l’âge de quatre à cinq ans, la ponte ne compte qu’un seul œuf, très rarement deux.
Le comportement de recherche de nourriture est typique. Un groupe s’envole, suit une direction commune, puis ses membres se dispersent.
Tout en cherchant sa nourriture, chaque individu surveille ses congénères et observe aussi le comportement des autres oiseaux amateurs de charogne. Dès qu’un cadavre est découvert, le vautour qui l’a trouvé descend rapidement et signale ainsi à ses compagnons la présence d’une source de nourriture.
C’est une espèce migratrice qui traverse le détroit de Gibraltar avec des effectifs annuels qui dépasse les 10.000 individus.
Cependant, malgré cette grande population traversant le Maroc, l’espèce ne nidifie plus au pays depuis la deuxième moitié du 20ème siècle. Les causes les plus incriminées de cette disparition sont le manque de nourriture, la persécution humaine directe par le braconnage et l’empoisonnement.

Le Département des Eaux et forêts, notamment à travers sa stratégie de conservation des espèces d’oiseaux menacées et la création de conditions favorables pour le retour d’espèces disparues comme nicheuse, a lancé un programme enthousiaste de réintroduction du Vautour fauve à Jbel Moussa, en partenariat avec GREPOM/BirdLife Maroc qui assure le suivi scientifique de cette espèce au nord du pays.
Le vautour fauve aime le soleil, mais déteste la pluie. Il vole d’ailleurs rarement par temps pluvieux.
Son statut de conservation sur la liste rouge de l’UICN est de « Préoccupation mineure ».
Le rôle de ces vautours, ces équarrisseurs naturels, est particulièrement important, car il garantit le recyclage rapide des craquasses et la non-propagation des maladies. Ils participent ainsi au maintien d’un état sanitaire optimal de la nature.

La Cigone blanche?

Connaissez-vous la Cigone blanche?

La Cigogne blanche est un oiseau aisément identifiable grâce à son plumage contrasté blanc et noir et à son bec rouge.
Son cou tendu droit lors du vol permet la différenciation avec le héron cendré qui place son cou en S.
C’est un très bon planeur, grâce à l’envergure impressionnante de ses ailes, atteignant souvent plus de deux mètres. La cigogne peut rester longtemps posée sur une seule patte, lissant son plumage, sur un arbre, un haut édifice, au sol ou le plus souvent, dans son nid.
La cigogne blanche fréquente les zones ouvertes et dégagées de cultures et pâturages, les prairies humides et les plaines bordant les cours de rivières, vergers et champs irrigués. La cigogne blanche est sociable et vit près des humains, bien que parfois elle reste timide et apeurée. Elle niche sur les monuments, les minarets, les poteaux électriques et de télécommunication, les grands arbres, près des champs découverts et des zones humides.
La Cigogne blanche est exclusivement carnivore, elle se nourrit dans les marais d’eau douce et saumâtre de toutes sortes d’animaux aquatiques, en marchant lentement dans les eaux peu profondes ; mais elle consomme aussi des insectes terrestres, des œufs et des poussins de petits oiseaux ainsi que de petits mammifères passant à proximité de son redoutable bec.
Les accouplements sont fréquents au mois de février jusqu’à la ponte qui a lieu entre mars et avril. 3 à 5 œufs sont pondus, couvés alternativement par les deux parents ; l’incubation dure 34 jours. Les œufs éclosent enfin, entre avril et mai et les petits restent au nid environ deux mois. À proximité du nid, les cigognes ont l’habitude de procéder à des claquements de bec. Hormis ces claquements, c’est un oiseau d’une grande discrétion.
Le cycle annuel de la cigogne blanche se répartit normalement entre la reproduction en Europe et en Afrique du Nord et l’hivernage a lieu depuis l’Afrique subsaharienne jusqu’en Afrique du Sud. La cigogne blanche migre souvent en groupes familiaux, elle parcoure plusieurs milliers de kilomètres, à raison de 200 à 400 km par jour si les conditions météorologiques le permettent. Contrairement à de nombreux autres oiseaux, les cigognes en migration s’arrêtent tous les soirs, ce qui leur permet de se reposer et se nourrir.

Le Bulbbuzard pêcheur?

Connaissez-vous  le Bulbbuzard pêcheur?

Le Balbuzard pêcheur est un grand et puissant rapace,🦅 comme c’est le cas pour la plupart des rapaces, la femelle est plus grosse que le mâle. En moyenne, elle pèse 1,6 kg comparativement à 1,4 kg pour le mâle, et elle a une envergure moyenne de 163 cm contre 159 cm pour le mâle. Le Balbuzard pêcheur adulte mesure de 53 à 65 cm de longueur.
Son anatomie rappelle celle des aigles. Toutefois, ses ailes étroites sont nettement coudées quand elles se déploient, et la structure de ses pattes et de ses serres est à ce point particulière qu’on a placé le Balbuzard pêcheur dans une sous-famille à part dont il est l’unique représentant, les pandioninés.

Le Balbuzard pêcheur est l’un des oiseaux les plus répandus dans le monde (cosmopolite), on le trouve sur tous les continents, sauf en Antarctique.
Le Balbuzard pêcheur recherche particulièrement des poissons qui nagent lentement et qui se tiennent près de la surface de l’eau.
Lorsqu’il aperçoit un poisson, le Balbuzard pêcheur vole sur place à une hauteur variant de 10 à 30 m jusqu’à ce que le poisson soit bien placé. Le spectacle qu’il offre alors est tout simplement grandiose.
Au Maroc,Il est l’emblème du Parc National d’Al Hoceima et il figure sur le logo du Parc, les pêcheurs du Parc l’ont surnommé « Rais An Bhar » ce qui veut dire le capitaine de la mer.
Comme presque tous les rapaces, le balbuzard est un prédateur situé au sommet de la chaîne alimentaire. Il est donc très sensible à la présence, à la diminution ou à l’absence de proies. Il est aussi très sensible aux polluants qui se sont accumulés le long de la chaîne alimentaire jusqu’à lui. Pour ces raisons, on dit que c’est un bon bio-indicateur, c’est-à-dire qu’il renseigne sur la qualité du milieu où il vit. Comme il mange parfois les animaux morts ou blessés, il sert de « nettoyeur » de l’écosystème. Il est donc utile de le protéger !

la Spatule Blanche

Connaissez-vous la Spatule Blanche?

La Spatule blanche est caractérisée par un plumage entièrement blanc et par son long bec noir à extrémité jaune ressemblant à une cuillère. Ses longues pattes non palmées sont de couleur noire.

Le plumage nuptial se distingue par la présence de longues plumes (aigrette) derrière la tête formant une huppe, par une bande jaunâtre sur leurs poitrines et par un collier de peau nue de couleur safran sous le bec.

Les juvéniles et les sub-adultes sont reconnaissables par les rémiges de couleur noire, ainsi que par la pâleur de la couleur du bec.

Elle garde le cou tendu en vol en alternant les battues rapides de ses ailes avec un long vol plané.

Son bec spatulé lui permet de filtrer l’eau et de retenir toutes sortes d’invertébrés et de petits vertébrés (petits crustacés, vers, larves d’insectes, petits poissons,…).

La Spatule blanche est un oiseau qui se reproduit dans de grandes colonies très denses, dans des petites colonies ou d’une manière solitaire. Au Maroc, cette espèce niche dans deux petites colonies. Les nids sont installés sur des arbres (Barrage Oued El Maleh) ou sur des buisons (Mdiq)

La Spatule blanche habite les grandes zones humides littorales et de l’intérieur. Elle a besoin pour se nourrir de grandes étendues d’eau libre peu profonde, et pour nidifier d’arbres ou arbustes car sa nidification coloniale est le plus souvent arboricole.

Le nombre de couple au Maroc est max 20 couples dans la colonie du Nord installée sur le cordon dunaire entre la ville de Mdiq et Kabila Marina  et 22 couples dans la colonie du Barrage Oued El Malleh  à 25 km au sud-est de Casablanca

Dès mars, les Spatules blanches adultes reviennent à leur colonie de nidification, arboricole le plus souvent, mais aussi palustre. Après la formation des couples, ils construisent un nid fait de branchettes et d’autres matériaux. La taille de la ponte est 2-6 œufs. Incubation 24-28 jours. Les petits commencent à voler à 7 semaines,  et leur maturité sexuelle n’interviendra qu’à l’âge de 3 ou 4 ans.

La plus grande menace historique pour les Spatules est la perte d’habitats d’alimentation et de reproduction. La plus importante cause de mortalité pour la population est-atlantique pendant la migration est le braconnage et les collisions contre les câbles électriques.

Erismature à tête blanche

C’est un gros canard qui porte un plumage entièrement fauve orangé à l’exception de la tête qui est beaucoup plus claire. La transition tête-corps s’effectue par un petit collier noir en ce qui concerne le mâle. Il est absent chez la femelle. Les ailes sont noire et blanc avec un petit miroir vert dans sa partie centrale.

Le Tadorne casarca se trouve souvent dans les espaces découverts, les étendues d’eau et prairies adjacentes, estuaires sahariens, lacs de montagne et de retenue artificielles, plans d’eau temporaire.

Comme de nombreux Anatidés, ce canard se nourrit de matières végétales, mais consomme aussi des invertébrés aquatiques, des petits poissons et des amphibiens.

Pendant la saison de reproduction, le mâle devient agressif. Les couples sont dispersés et défendent leur territoire.Le mâle effectue quelques parades en baissant la tête à plusieurs reprises ou en la balançant.

𝗖𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹’𝗘𝗿𝗶𝘀𝗺𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗮̀ 𝘁𝗲̂𝘁𝗲 𝗯𝗹𝗮𝗻𝗰𝗵𝗲 ?
C’est un petit canard plongeur de forme rondelette, ses pattes sont situées très en arrière de son corps, lui permettant d’être un excellent nageur.
Il privilège les lacs petits et fermés, d’eau peu profondes avec une végétation dense et abondante (phragmites, typha, etc.).
L’Erismature à tête blanche est omnivore et se nourrit de végétaux, de graines et de larves d’insectes en plus de mollusques et petits crustacés.
Il est polygyne, le mâle forme un couple avec plusieurs femelles. Ce canard ne vole pas beaucoup en général ; il préfère se mettre à l’abri en nageant.
La population mondiale de l’Erismature à tête blanche, classée en danger par l’UICN, connaît une diminution des ses effectifs est estimée actuellement à 23.000-27.000 individus. Au Maroc, sa population a connu une augmentation durant les dernières années, dépassant les 600 individus en 2015, et son aire de nidification s’est élargie.
#oiseau_du_mois #Erismature_à_tête_blanche
Sources : Rapport sur le Recensement Hivernal d’Oiseaux d’Eau au Maroc 2011-2015
http://wpe.wetlands.org/
www.iucnredlist.org

Faucon d’Éléonore

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Connaissez-vous le Faucon d’Eléonore?

Le Faucon d’Éléonore est un rapace de taille moyenne, il niche au niveau des îles-îlots et sur les falaises marines.
Le Maroc possède deux colonies atlantiques de cette espèce : une sur l’Archipel d’Essaouira (environ 1500 couples) qui est la plus importante dans le monde, et l’autre à Sidi Moussa au nord de Salé (environ 20 à 30 couples), qui représente la seule colonie continentale, toutes les autres colonies sont insulaires.
En dehors de la période de reproduction, le Faucon d’Éléonore est insectivore, et durant la phase de reproduction, les petits oiseaux migrateurs constituent la majeure partie de son régime alimentaire.

Goéland d’Audouin

Connaissez-vous le Goéland d’Audouin ?

 Le Goéland d’Audouin est un Laridé d’assez grande, son manteau et le dessus des ailes sont d’un gris très pâle. La pointe des ailes est noire avec de petites taches blanches qui se présentent comme un rang de perles sur le bord postérieur de l’aile. Le bec, rouge avec un anneau sub-terminal noir et une pointe jaune, paraît sombre vu de loin.

Les jeunes et les immatures ont le dos et les ailes bruns, les pattes grises et le bec gris verdâtre à pointe sombre. Le plumage adulte est atteint progressivement au gré des mues successives au cours de la quatrième année.

L’aire de nidification est circonscrite au bassin méditerranéen. L’Espagne héberge une grande part des effectifs mondiaux essentiellement regroupé dans deux colonies situées dans le delta de l’Ebre et les Iles Chaffarines ( Maroc). En hiver, le Goéland d’Audouin se disperse le long des côtes méditerranéennes et du littoral atlantique entre le Maroc et le Sénégal.

Le Goéland d’Audouin est un oiseau qui dépend essentiellement des ressources marines et ne s’éloigne jamais loin de la mer tout au long de son cycle annuel bien qu’il fréquente parfois d’autres milieux comme les lagunes dans le sud de l’Espagne en période hivernale. En période de reproduction, il fréquente en générale les falaises rocheuses et les îles ou îlots au large des côtes, voire des marais saumâtres et des zones sablonneuses du littoral.

Le Goéland d’Audouin se nourrit essentiellement de poissons (surtout des clupéidés) capturés en mer lorsque ces derniers sont proches de la surface. Il exploite également des ressources alimentaires d’origine humaine, notamment les rejets de pêche, ce qui le place du même coup dans une situation de dépendance vis à vis de la pêche industrielle.

Il est cependant capable de modifier son régime alimentaire en fonction des disponibilités locales.Il peut aussi se nourrir d’invertébrés marins, d’insectes et peut même à l’occasion capturer des passereaux, des rongeurs ou encore des lézards

Le Goéland d’Audouin se reproduit au sein de colonies qui peuvent aller de quelques couples à plusieurs milliers. Les premiers nicheurs s’installent à la mi-avril en Corse, pour repartir vers leurs aires d’hivernage dès le mois d’août. La majorité des colonies sont situées sur des îlots rocheux où les oiseaux occupent de préférence les secteurs plats ou peu escarpés couverts ou non de végétation. Parmi les facteurs qui déterminent le choix de l’emplacement d’une colonie, un minimum de fréquentation humaine et la rareté du Goéland leucophée jouent un rôle essentiel.

Le Hibou du Cap

Le Hibou du Cap (Asio capensis) est une espèce d’oiseaux de la famille des Strigidae.🦉
Il chasse en survolant une zone humide, à faible altitude. Dès qu’une proie est repérée, il fond sur elle rapidement et la transporte dans ses serres vers un endroit caché pour la dévorer.
Contrairement à beaucoup d’espèces d’oiseaux de proie nocturnes, il peut souvent être observé chassant de jour.
Le menu varie très largement en fonction de la disponibilité des proies. Toutefois, les rongeurs constituent généralement la partie la plus importante de l’alimentation. Quelquefois, les petits oiseaux forment une part non négligeable du régime (jeunes canards 🦆 et tourterelles 🐦).
On le trouve dans les zones humides côtières permanentes bordées de végétation aquatique. Nidifie sur le sol dans la végétation aquatique, parfois dans les champs de céréales.
La saison de reproduction varie en fonction de la distribution. Elle a lieu entre février et octobre.
Au Maroc, sa population est devenue rare à cause des changements survenus dans l’habitat et les dérangements humains qui menacent son milieu comme le surpâturage par le bétail et l’usage intensif des pesticides.

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