9ème Journées Internationales Oiseaux d’Eau et Zones Humides en Méditerranée

  À propos des JIOEZHM9

Visiter le site official de la Journées Internationales Oiseaux d’Eau et Zones Humides en Méditerranée

Les Journées ‘Oiseaux d’Eau et Zones Humides’ ont été lancées au Maroc en 1992, en réponse à l’appel de la Conférence de Grado (1990) d’inverser la tendance des zones humides méditerranéennes. Conçues comme mesure d’appui à la mise en œuvre de l’initiative MedWet, ces journées étaient supposées créer une dynamique scientifique en faveur de la conservation des zones humides. Dès leur deuxième session, elles ont connu la participation de grandes ONG (BirdLife, GREPOM, SPANA …), et c’est à leur cinquième édition, avec la participation massive de pays voisins, qu’elles ont pris l’ampleur d’une rencontre méditerranéenne d’échange sur les zones humides.

Ces échanges ont contribué à stimuler les investigations sur les zones humides nord-africaines et sur leur gestion, mais surtout à la prise de conscience de leur vulnérabilité et des enjeux de leur conservation. Plusieurs entités de recherche se sont investies dans la connaissance de ces écosystèmes et de leurs services, au moment où ceux-ci ont bénéficié d’une grande priorité dans les processus de conservation. A titre d’exemple, on notera que le nombre de Sites Ramsar est passé au Maroc de 4 à 24 en 2005, puis à 38 de nos jours.

Cet intérêt croissant pour les zones humides nord-africaines est motivé par leurs grandes richesses écologiques et leurs précieux services, lesquels se dégradent à une vitesse démesurée, en dépit même de l’amplification des efforts de leur conservation. C’est dire le besoin que ces efforts soient revus, notamment de par les approches utilisées ; dans ce sens, il convient de noter que les populations et les décideurs sont plus sensibles aux pertes en services écosystémiques qu’à l’érosion du patrimoine. Or, un long chemin reste à parcourir pour évaluer les pertes en services écosystémiques des zones humides et pour maitriser les facteurs qui les gouvernent ; cependant, il n’est plus nécessaire de démontrer l’intérêt de ces services, notamment dans les pays sud-méditerranéen, où les ressources en eau sont considérées comme facteur structurant du développement, tant sur le plan économique que pour la sécurité alimentaire. C’est ainsi que les approches en gestion des zones humides s’orientent vers la relance des pratiques traditionnelles, considérées plus écologiques et plus efficaces pour l’intégration des populations locales dans la gestion et l’atténuation des effets de la multiplicité des intervenants sectoriels. Qu’ils soient communautaires ou étatiques, ces derniers sont en effet motivés par l’exploitation bien plus que par la durabilité de la biodiversité et des services écosystémiques.

C’est dire enfin que les zones humides méditerranéennes offrent plus qu’avant un chantier d’investigation pour l’amélioration de leur gestion ; laquelle amélioration gagnerait beaucoup des échanges entre pays, notamment pour ce qui est des solutions expérimentées. La neuvième édition des JIOEZHM est axée sur les services écosystémiques des zones humides méditerranéennes, autour desquels les gestionnaires continuent de fonder de grands espoirs pour concevoir des solutions de conservation efficaces et faisables. Les organisateurs de cette rencontre ambitionnent d’en dégager des outputs très significatifs, en termes d’amélioration de ces services et de conservation des valeurs patrimoniales.

Pour plus d’informations : Visiter le site official de la Journées Internationales Oiseaux d’Eau et Zones Humides en Méditerranée

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