IMPORTANCE DES OISEAUX DANS L’ÉCOSYSTÈME

La conservation des oiseaux migrateurs est un créneau très important pour les scientifiques.

Notre écosystème dépend de ce patrimoine naturel puisque les oiseaux sont de très bons indicateurs de la qualité de l’environnement. Sous le slogan : « Les oiseaux unissent notre monde », le GREPOM, Groupe de Recherche pour la Protection des Oiseaux au Maroc, avait souligné, lors d’une journée commémorative des oiseaux, l’importance de conserver et de restaurer la connectivité écologique et l’intégrité des écosystèmes qui renforcent les cycles naturels essentiels à la survie et au bien-être des oiseaux migrateurs.

Ces derniers trouvent refuge et dépendent, dans une phase de leur parcours universel, de sites ou habitats nationaux pour se reproduire, se nourrir, se reposer et hiverner. A travers son dévouement pour l’avifaune, le GREPOM, dont le siège social est basé à l’Institut Scientifique de Rabat, s’investit dans la conservation des oiseaux et de leurs habitats au Maroc.

Le GREPOM, Groupe de Recherche est partenaire national à part entière de BirdLife International. Ses objectifs tournent autour de la conservation des oiseaux et de leurs habitats au Maroc.

Cette association s’investit dans tout ce qui est amélioration de la connaissance écologique, éducation à l’environnement et sensibilisation du public, conception et application d’outils et de référentiels techniques, évaluation environnementale, développement humain…

Bouteina BENNANI

Pour avoir plus d’informations, on a contacté Mme Rhimou El Hamoumi, Enseignante –chercheur à la Faculté des Sciences de Ben Msik de l’Université Hassan II de Casablanca, également Présidente du GREPOM/ Birdlife Maroc

Trois questions à Rhimou El Hamoumi, Enseignante –chercheur à la Faculté des Sciences de Ben Msik de l’Université Hassan II de Casablanca, également Présidente du GREPOM/ Birdlife Maroc.

Pourquoi devrait-on protéger les oiseaux migrateurs ? Quel est leur intérêt pour l’écosystème ?

Les oiseaux jouent un rôle important dans les écosystèmes et dans la vie économique et sociale à travers le monde. Considérés comme des éléments majeurs de l’écosystème, ils participent au bon équilibre de la nature. A titre d’exemple, on peut citer les nombreux passereaux qui se nourrissent sur le nectar des fleurs, transportent passivement le pollen d’une fleur à l’autre et participent à la pollinisation. De même, les oiseaux insectivores participent à la limitation de la pullulation des insectes nuisibles (mouches, moustiques, fourmis, chenilles, punaises…). Les oiseaux charognards (nécrophages) tels les vautours, interviennent rapidement sur les animaux morts ou mourants, contribuent à limiter les épidémies et à la pollution organique du milieu (eau notamment). Les oiseaux jouent aussi un rôle économique en étant à la base d’activités récréatives comme l’observation des oiseaux (Birdwatching) et la chasse. Sans oublier leur rôle symbolique et spirituel pour les communautés.

Quelles sont les stations « d’atterrissage » et de suivi au Maroc et quel rôle joue le GREPOM?

Les sites de haltes migratoires se composent des milieux humides (indispensables aux anatidés, laridés, limicoles, passereaux paludicoles…), des milieux forestiers (bois et fourrés pour les passereaux), des zones ouvertes cultivées ou non et des linéaires denses (haies buissonnantes ou arboricoles). Le flux migratoire est plus perceptible sur des sites situés dans des zones offrant une certaine singularité géographique : littoral, col de montagne, détroit…

Sur plusieurs de ces sites, Les ornithologues de notre association suivent cette migration. Un des spots de migration est le SIBE Jbel Moussa, qui représente le meilleur site pour observer et suivre la migration des rapaces. De même, un suivi régulier des passages des oiseaux d’eau est assuré régulièrement dans la lagune de Oualidia par le centre d’information de l’Oualidia, géré par GREPOM.

Aussi, pour maintenir en bon état de conservation les sites de halte migratoire ou de zones de passages, GREPOM/ Birdlife Maroc a participé à la création d’espaces protégés à travers le Maroc. Il a participé à l’inscription de 34 zones humides, comme sites Ramsar d’importance internationale et 49 zones d’importance pour la conservation des oiseaux (IBAs : Important Bird Areas).

Si l’on parle de la pandémie du Covid-19, les oiseaux migrateurs peuvent-ils transporter le virus ?

D’après les vétérinaires, les oiseaux sauvages ne peuvent pas être infectés par ce type de coronavirus et donc ils ne le transportent pas.

Propos recueillis par Bouteina BENNANI
Source : http://lodj.ma/

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